samedi 30 août 2008

point de rupture

Tu m’as fait courber l’échine

Mis sur mon cœur une couronne d’épines

Tu m’as brisé tous les os

Déchiré peu à peu toute ma peau

Pas moyen de refermer ces plaies

Elles portent encore tous les regrets

Tu m’as poignardée dans le dos

Je ne dis plus que des maux

Tu as déchiré mon cœur

Il n’attend plus de bonheur

Pas de points de sutures

Tu m’as écartelée jusqu’au point de rupture……..

dimanche 24 août 2008

une année

une année


Janvier
Sous la neige, ta main glacée
Sans toi une nouvelle année

Février
Un mois condamné
Par moi pour l’éternité

Mars
Que tombent les giboulées
Mes larmes seront camouflées

Avril
Encore un peu de patience
Les jours péniblement avancent

Mai
Bientôt
le renouveau des fleurs
Du muguet plein le cœur

Juin
Le printemps doucement revient
Le soleil se lève enfin

Juillet
Un été de porcelaine sur les lèvres
Mais bien vite retombe la fièvre

Août
Grâce à toi, plus de doutes
Tu les veux toutes

Septembre
Une rentrée sous d’autres cieux
Enfin tu ne hantes plus mes yeux

Octobre
L’automne et ses mille couleurs
Les balades sont du bonheur

Novembre
Goût amer et jour de cendres
Je me sens petit à petit redescendre

Décembre
Enfin l’année se termine, une nouvelle arrive
On espère tous qu’elle nous fera revivre

Une année c’est du temps,
Long ou court selon l’instant
Mais le plus important
C’est de vivre au présent…

Kalou 4 août 2007

vendredi 22 août 2008

Poète

poète:

Quand on est poète, le cœur à fleur de peau
Il est facile de tomber au fond de ce puits
Dans ce sentiment qui vous plante dans le dos
Et de pleurer tout au long de la nuit

Quand on est poète, l’âme en bandoulière
Il est simple de tomber au fond de l’abîme
Dans ce trou sans fond, sous la terre
Que rien ne transparaît, rien ne se devine

Quand on est poète, sensible jusqu’aux os
Il est simple, mesdames, de le faire flamber
Mais ayez pitié de ses oripeaux,
De l’amour, je vous en prie, il faut le ménager

Quand on est poète, beau comme un hidalgo
On dessine un jardin d’Eden avec ses mots
Quand on est amoureux d’écriture, on aime son stylo
Alors laissez le vous aimer, mais gardez le au chaud

Kalou 16 juillet 2007

dimanche 17 août 2008

Pomme

Pomme rouge orgueilleuse et fière
Trognon deviendra par la bouche d’un pair
En toi, croquera chair tendre et juteuse
Tu seras moins fière tout à l’heure, ma dédaigneuse
De ta jeunesse envolée, ne restera rien
De ton pied d’estale, tu tomberas bien
Pomme rouge, tentatrice et fatale
Trognon sec au fil du temps, c’est normal
Rappelles toi seulement que comme les pommes
Le temps efface tout, même les hommes
Tu te crois à l’abri sur ton arbre là haut
Mais tu sais qu’on peut te cueillir avec un escabeau
Ne sois pas si fière, belle pomme, on te mangera
Et trognon , quoique tu fasses, tu deviendras !!!

poésie sensuelle

D’une démarche chaloupée, tu t’avances vers moi,

Tu frôles avec délice mes bas,

Au moment où j’espère te toucher, tu t’en vas

Fier d’avoir su provoquer mon émoi.

Tu me regardes, allongé sur le sofa

Tes yeux ne désarment pas

Chacun de mes gestes est suivi par toi

Mais tu ne bouges pas

Tu consens enfin à venir me rejoindre sur les draps

Tu viens te blottir contre moi

Ta chaleur m’envahit, ton corps collé contre ma chemise de soie

Enfin, nous fermons les yeux, en joie

Ton corps doux réchauffe mes heures loin de toi

Tu es mon amour fidèle et ….. mon chat

vendredi 15 août 2008

la vie

Se remplir la tête pour ne pas penser

Faire cogner son cœur pour ne pas aimer

Où est le sens de la vie, où est la vérité ?

Contre un mur tout simplement se reposer

La vie n’est pas un long fleuve tranquille,

Apprends à naviguer, sur ces eaux malignes

La vie est comme tu la vois, si fragile

Apprends donc à sentir les abords de ton ile

Il faut parfois se poser pour mieux repartir,

Il faut souvent se quitter pour mieux reconquérir

Laisse les eaux te porter pour mieux te libérer

Et attends celui qui viendra accoster….

dimanche 10 août 2008

haine

Je t’en veux, oui…

Ta jalousie morbide,

Tes mensonges sordides,

Je t’en veux à vie…

Je t’aimais oh comme je t’aimais

Et tu as tout saccagé à jamais,

J’ai cru en toi, j’ai cru en nous,

Mais ce n’était que mirages flous…

Je t’en veux, oui…

Macho sans respect,

Visage au bel aspect,

Je t’en veux à vie…

Je t’ai tout donné

Par amour tout accepté,

Des nuits à attendre, espérer

Tu as tout sali, tout souillé…

Alors, pour tous tes mensonges,

Toute ta jalousie, toute ma vie

Restes loin de mes songes,

Je ne peux plus croire ce que tu me dis….

jeudi 7 août 2008

paroles

On m’avait dit :

L’amour est en chacun de nous,

J’y ai cru jusqu’au bout…

On m’avait promis

Amour et fidélité

J’y ai cru une année…

On m’avait dit

Tous les hommes naissent libres et égaux

J’y ai cru comme principes fondamentaux…

On m’avait promis

Vérités, franchise, liberté

J’y ai cru peut être un été…

Je sais aujourd’hui,

L’amour se trouve en moi

Je me suis promis,

Jamais plus en un homme, je crois…

Je sais aujourd’hui,

Pour moi tous les hommes sont frères,

Et tout le reste de ma vie,

Je garde mon cœur en bandoulière….

lundi 4 août 2008

ah dormir.....

Une nuit

Moments affreux où le sommeil me fuit,

Instants de doutes et d’interdits,

Nuit de rêves ou de cauchemars

Quand je revois l’instant de ton départ…

Moments de solitude bienfaisante

Instants de calme et magie reposante

Tant de mots encore me hantent,

Et ta voix dans le noir me désenchante...

Nuit parfois si courte, ou qui n’en finit pas

Quand le doute vient me ronger parfois,

Tu reviens me hanter, mais pourquoi ?

Juste pour écouter tes plaintes, pour toi….

Alors mes nuits je les veux paisibles,

Car pour moi tu es devenu nuisible,

Pars, rejoins la, ne reviens pas,

Car je veux enfin être libérer de toi !

dimanche 3 août 2008

à Stéphane

A mon ami,

Tu es parti, je ne sais où, du moins je ne sais pas encore… j’aurai dû me douter, ton dernier mail me disait combien tu désirais me voir, je n’ai pas su trouver le temps, celui- ci coule trop vite... tellement de choses à faire ici, tellement d’évènements à gérer… je t’avais rencontré à un tournant de ma vie, tu as su me guider… j’avais 16 ans, en pleine déroute, je ne croyais pas à cette religion que mon père m’avait donné… tu as su me montrer la voie, m’amener à cette foi tellement plus proche de moi… tu es parti, et tu laisses un grand vide… tu m’avais dit de trouver le temps, combien nos discussions te manquaient, je ne te savais pas malade, tu n’en parlais pas… savais tu que le temps t’était compté ??? Je pense….

J’ai revu il n’y a pas longtemps un ami d’enfance et je me suis rendue compte alors combien moi j’avais grandie, combien lui était encore petit… et cela grâce à toi, à ton amitié…. Il ne comprenait pas, comme il ne comprend toujours pas, comme mon père n’avait pas compris, comme il n’a jamais compris…. Ses premiers mots furent « alors, toujours, bouddhiste ??? » il ne comprenait toujours pas, combien cette foi était plus proche de moi que toutes les croyances, que toutes les autres religions…..et il ne comprendra hélas jamais….

Tu n’aimais pas le froid, tu préférais le sud, son soleil, ses gens… tu étais loin et pourtant si proche, par le téléphone, par tes mails… et soudain, le vide, le silence, affreux, horrible… mais ta voix est encore dans ma tête, elle me guide encore pourtant…. Et me guidera encore. Je sais que je te retrouverai, ne sois pas pressé, je suis là et serai là….

A toi mon Ami, cette lettre qui ne te parviendra jamais, mais que tu lis, je le sens par-dessus mon épaule…. Je t’aime et je pense à toi