lundi 29 septembre 2008

Automne


« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Tu vois, je n’ai pas oublié…. »
L’automne fait rugir le ciel
Et les couleurs flamboyer
C’est une saison comme je les aime
Avec du rouge et du mordoré
Les couleurs se font bohèmes
Et changent à mon gré
Tristes ou gaies, sages ou diablotines
Leurs reflets reflètent mon humeur
Brunes ardentes ou rouges mutines
Marrons pour calmer mes ardeurs
Mais il suffit d’un coup de vent
Pour déshabiller une claire forêt
Et moi, tout contre mon amant
Je n’aurai aucun regret…

samedi 27 septembre 2008

plus rien


Ton cœur bat si lentement,
Une machine qui s’essouffle,
Tes veines ne charrient plus de sang
Je ne sens plus ton souffle
Tu m’avais dit m’aimer jusqu’au bout
Tu me quittes, un point c’est tout
Ta peau est un glaçon
Qui jamais ne fond
Rien n’est plus froid que ton amour
Rien n’est plus glacé que ton corps lourd

Ton âme est si noire d’un coup
Tu t’en vas lentement mais surement
Tes jambes ne te portent plus du tout
Tu restes entre mes bras, t’endormant,
Tu m’avais dit me suivre jusqu’au bout
Tu dors, un point c’est tout
Ton cœur est un glaçon
Qui jamais ne fond
Rien n’est plus glacé que ton amour
Rien n’est plus froid que ton corps lourd

mercredi 24 septembre 2008

conte martien


Petit chaperon rouge version martienne

Il était une fois une petite fille qu’on surnommait le petit chaperon rouge car elle était toujours vêtue de rouge.
Un jour que sa grand-mère avait attrapé la grippe, et oui, elle courait encore très vite, elle décidât d’aller la voir en lui amenant un beau gigot. Pour cela, il fallait traverser la grande forêt sombre…. Mais le petit chaperon rouge n’avait pas peur, pas encore…. Elle rencontra le loup, s’approcha de lui et lui dit : « loup, mon cher, enfin, depuis le temps qu’on me parle de toi et que tu n’oses pas te montrer… » Le loup prit peur et s’enfuit…on le comprend, le décolleté de la demoiselle en disait long…
Il alla jusqu’à la maison de la grand-mère, tirât la bobinette et entra… « Hum vous êtes grand-mère ????? Vous me paraissez bien jeune encore….
- et oui, mon gros loup, la chirurgie fait des merveilles….viens un peu ici… oh loup, que tu as de grandes mains… c’est pour mieux me toucher n’est ce pas ?? et cette grande bouche ??? pour mieux m’embrasser hein ??? »
Le loup s’enfuit…. paraît qu’il court encore, le pauvre….

samedi 20 septembre 2008

quelques fois

Quelques fois je sens la rage monter
Elle me fait une boule dans le gosier
J’aimerai mes maux hurler
Mais ce ne sont que murmures apeurés

Dans ces moments de lucidité
Je me dis quelle conne j’ai été
J’aimerai mes maux pleurer
Mais ce ne sont qu’eaux de pluie coulées

Quelquefois j’aimerai encore croire en aimer
Mais mon cœur se défile, comme à l’accoutumé
J’aimerai mes maux apaiser
Mais ce ne sont que peurs effrayées

vendredi 5 septembre 2008

loi de l'amour

L’amour donné n’est jamais vain ! D’une certaine manière c’est le premier grain d’amour que l’on pose sur un échiquier...

Une légende affirme que le jeu d’échecs a été inventé par un savant indien. Sissa ben Daher. Quand l’empereur Sheram apprit que l’inventeur était un de sujets, il le fit mander au palais.
« Sois remercié pour ce jeu qui égaie le soir de ma vie. Quelle récompense souhaites-tu ?
Eh bien…., s’impatienta l’empereur, parle donc insolent. Craindrais- tu que je ne puisse exaucer ton désir ?
Sissa fut blessé par le ton de Sheram. Il jugea que cela méritait une leçon.
- Soit, finit-il par dire, j’accepte un présent, ô souverain !
- Et quel est-il ?
- Ordonne que me soit remis un grain de riz pour la première case de l’échiquier.
- C’est tout ? Te moquerais-tu de moi chien galeux ? !
- Non sire …ordonnez ensuite que me soit remis 2 grains de riz pour la 2ème case puis 4 pour la 3ème 8 pour la 4ème, 16 pour la 5ème et ainsi de suite jusqu’à la 64ème case en doublant le nombre de grains à chaque fois.
L’empereur se sentit piqué au vif.
- Tu me montres bien peu de respect en honorant si mal ma générosité. Tant pis pour toi ! Vas t’en, mon intendant te fera porter demain ton sac de riz.
Le lendemain à l’aube l’empereur fut réveillé par l’intendant. Celui ci semblait terrifié.
- Sire, sire nous ne pouvons livrer le riz !
-Que me chantes- tu là Barbapoux ? Serais tu devenu fou ! L’intendant tremblait de tous ses membres.
-Sire, vos mathématiciens ont travaillé toute la nuit. Leur conclusion est que votre royaume ne contient pas assez de riz pour exaucer le vœu de Sissa.
-Mais enfin, quel est ce nombre si grand qui naît d’un petit échiquier ?
- Dix huit quadrillons quatre cent quarante six trillons sept cent quarante quatre billions soixante treize milliards sept cent neuf millions cinq cent cinquante et un mille six cent quinze grains de riz Sire !


"De ce qu’ils donnent à leurs enfants, les parents ne doivent attendre aucun retour. Ils peuvent être assurés néanmoins, que leurs enfants le donneront à leurs propres enfants..."