jeudi 23 avril 2009

les êtres humains....


Savais-tu que les trois phrases les plus difficiles à dire sont, pour beaucoup :"Je t’aime", "Pardonne-moi" et "Aide-moi" ?


Les rêves les plus courants:

- être nu en public
- être poursuivi ou poursuivre quelqu’un
- la chute (tomber dans le vide)
- s’envoler
- avoir des trous de mémoire en public



« C’est un sujet passionnant que celui de la confiance dans nos sociétés. Nous en usons tous les jours à chaque instant de notre vie, c’est même un des mécanismes principal du fonctionnement de la société. Quand je traverse la route, je fais confiance aux feux de la circulation. Quand je prends l’avion, je fais confiance à la compagnie aérienne, au pilote et à toute une chaîne de responsabilités. Quand je paie une baguette de pain, je fais confiance quand on me rend la monnaie. Quand le médecin pose un geste médical, je lui fais confiance.

Qu’est-ce tous ces exemples signifient ? J’abandonne ma capacité à douter, j’abandonne mon pouvoir de décision, mon choix entre les mains d’une autre personne ou d’une autre autorité. Elle est construite par la combinaison d’un processus social et historique reposant sur des délégations progressives d’autorités.

La confiance est donc un mécanisme de raccourci. » Karl Dubost

jeudi 9 avril 2009

le danger des préjugés

Un jour, un homme ne trouva plus sa hache. Selon lui, de toute évidence, le coupable ne pouvait être que le fils du voisin. Il se mit à l’observer. L’allure de ce garçon était celle d’un voleur de hache, l’expression de son visage respirait à cent lieux le voleur de hache. Tous ses gestes, ses mouvements, tout son être, exprimaient sans l’ombre d’un doute le voleur de hache…



A force de faire les cents pas en épiant son voisin sans prendre garde où il mettait les pieds, l’homme trébucha sur le manche d’un outil légèrement enfoui dans la terre. Et cet outil, vous l’avez deviné, n’était autre que sa hache.



Le lendemain matin, il regarda par habitude le fils de son voisin. Tout son comportement, toutes ses attitudes, tout son être n’avaient plus rien d’un voleur de hache !…

mercredi 8 avril 2009

Apparition


Je vis un ange blanc qui passait sur ma tête ;
Son vol éblouissant apaisait la tempête,
Et faisait taire au loin la mer pleine de bruit.
- Qu'est-ce que tu viens faire, ange, dans cette nuit ?
Lui dis-je. - Il répondit : - je viens prendre ton âme. -
Et j'eus peur, car je vis que c'était une femme ;
Et je lui dis, tremblant et lui tendant les bras :
- Que me restera-t-il ? car tu t'envoleras. -
Il ne répondit pas ; le ciel que l'ombre assiège
S'éteignait... - Si tu prends mon âme, m'écriai-je,
Où l'emporteras-tu ? montre-moi dans quel lieu.
Il se taisait toujours. - Ô passant du ciel bleu,
Es-tu la mort ? lui dis-je, ou bien es-tu la vie ? -
Et la nuit augmentait sur mon âme ravie,
Et l'ange devint noir, et dit : - Je suis l'amour.
Mais son front sombre était plus charmant que le jour,
Et je voyais, dans l'ombre où brillaient ses prunelles,
Les astres à travers les plumes de ses ailes.





Auteur:Victor HUGO